Se faire avorter... et sourire
Depuis mardi, 2000 affiches publicitaires contre l’avortement sont placardées dans les métros à New York, dans presque toutes les stations, et soulèvent déjà la controverse.
Le slogan de la campagne massive: «Je croyais que la vie serait comme avant» est accompagné d'une femme à l'air sérieux. Ou encore «Je me demande souvent si j’aurais pu faire quelque chose pour l’aider». Et on voit un homme à côté.
On peut être pour ou contre l’avortement, reste qu’il s’agit d’un choix très personnel. Et les conséquences d’un avortement sont bien différentes d’une femme à l’autre.
Comme le dit Tracy Clark-Flory de Salon, affirmer sans aucun doute qu’un avortement change, dans tous les cas, la vie d’une femme est un mensonge. Par contre, affirmer que la maternité, qu’avoir un enfant change la vie d’une femme, là on se rapproche de la vérité.
Une de mes amies, qui était dans la vingtaine, avait décidé de se faire avorter. Elle avait un boulot assez stable et était en couple. Elle avait bien réfléchi, seule et avec son partenaire, et elle voulait interrompre sa grossesse, pour des raisons personnelles dont je ne parlerai pas ici.
Son copain l'a accompagnée à la clinique. Il n'a pu la voir seulement dans la chambre d’éveil, après l'intervention médicale. Elle était alors allongée sur un lit, des rideaux blancs tirés de chaque côté. Elle souriait.
Elle était de bonne humeur, «soulagée», m’a-t-elle dit. Elle riait avec son amoureux. Derrière chaque rideau, il y avait d’autres lits. Elle ne pouvait voir les filles à côté, mais elle les entendait pleurer… Comme je disais, chaque réaction est différente.
Alors, mon amie s’est demandé si elle était normale, elle, de rire. Elle était convaincue qu’il fallait qu’elle pleure, qu’elle soit triste. Comme si elle n’avait pas le droit d’être contente à ce moment-là quand d’autres, dans la même situation, pleurent.
À tel point qu’elle est allée voir l’infirmière et lui a demandé : « Je ne pleure pas, je ne suis pas triste, je suis contente et je ris. Peut-être que je ne suis pas normale. Pourquoi moi je ne pleure pas?» L’infirmière l’a regardée, lui a souri et lui a dit : «C’est parce que vous savez que vous avez pris la bonne décision». Une décision qu’elle n’a d'ailleurs jamais regrettée.
Aujourd’hui, mon amie est toujours avec le même amoureux et elle est enceinte. C’était son choix. C’était leur choix ensemble. Après son avortement, oui sa vie a changé, mais pour le mieux.
Par contre, personne d’autre n’est au courant de son avortement, mis à part son conjoint et moi. Si elle se considère chanceuse d’avoir bien vécu son avortement, même aujourd'hui, elle n’a pas envie d’en parler à ses amis, pourtant ouverts d’esprit, ni à sa famille. Parce qu’elle sait qu’on va la juger. Qu’elle sera étiquetée et vue comme «une fille qui s’est fait avorter».
Comme quoi en 2010, au Québec, l’avortement est encore un sujet très tabou...
Selon statistiques Canada, au Québec, en 2005, 29 259 avortements provoqués ont été effectués contre 96 815 au Canada. La majorité des femmes se font avorter dans la vingtaine.
Photo tirée du site Abortion Changes You l'organisme qui a lancé la campagne


Rédigé par : Michelle | 10 mar 2010 13:41:13
Personnellement, je pense que quand une femme à vraiment pris les précautions pour ne pas tomber enceinte et que ça arrive ... je peux comprendre, mais dans le cas d'une négligence ... qu'on se ne s'est pas protégée en connaissant le risque, non je ne suis pas d'accord. Comment peut-on décider du droit de vie ou de mort simplement par égoisme, parce qu'on ne veut pas déranger notre petite vie douillette ... j'ai 2 enfants et le père voulait que je me fasse avorter pour mon deuxième, quand je regarde mon fils aujourd'hui et que je pense à si j'avais accepter l'avortement, comment puis-je y penser autrement que comme un meurtre? mon fils que j'aime plus que tout n'existerais pas, c'est une idée insupportable. Pour moi l'avortement n'est pas une liberté individuelle, ce n'est qu'un moyen de plus de ce défiler de nos responsabilité face à nos actes. Le but ultime de notre existence est de procréer.
Rédigé par : olivier | 10 mar 2010 15:12:22
Je ne suis pas daccord avec vous michelle.. Si justement une femme tombe enceinte .par exemple ..elle est soulle..elle couche avec quelqun dans un party par exemple... ou peut importe ..La femme en question sait tres bien sa situation..CEst différent pour chacune ..elle voudrait peut-etre se placer les pieds avant de devoir élever des enfants.. Et un enfant peut importe la circonstance ..je crois quil mérite que les deux parents soient daccord et que les deux parents soit ensemble et unis pour la vie et offrir à leur enfant un endroit familliale ou grandir ... avec de bonne finance ..
parce que un enfant cest une responsabilité, et il faut etrre mature et je dit que si une femme ne se sent pas prête à avoir un enfant cest correct.. Il n`est jamais trop tard pour recommencer... alors pourquoi s``affoler....
Merci !
Rédigé par : Jackie | 10 mar 2010 15:57:17
Je crois que si on n'est pas prêt d'avoir des enfants il faut prendre les précautions pour et si malgré tout une grossesse survient alors on fait un choix. Une femme n'a pas besoin de l'accord d'un homme pour garder son enfant ou pas, c'est à elle de savoir et la plupart du temps elle garde son enfant.
Mais ce que je n'ai jamais compris des hommes, quand il s'agit de s'envoyer en l'air ils sont toujours partants mais quand il y a e fruit de cet acte, oups! cela ne marche plus.
Maintenant encore mesdames il faut penser à plus de deux fois avant de passer à l'acte et de regarder plus d'une fois celui qui vous dit qu'il ne tolère pas les préservatifs et qu'il assumera l'après.
Rédigé par : Helly | 10 mar 2010 17:11:19
Je suis plutot jeune, je suis juste en première année universitaire. Je ne me sens pas prête du tout pour avoir un enfant, donc je prend des précautions. Ce n'est pas comme si en 2010 il n'y avait pas de moyen de contraception. L'avortement reste un meurtre, un meutre qui est maintenant légal mais tout de même un meutre. Je crois aussi que c'est important pour un enfant d'avoir deux parents et qu'il ait les moyens pour l'élever correctement, qu'ils ont en le droit. Mais ils ont aussi le droit de vivre.... Peut-être qu'il y a des personne qui vont dire que c pas encore vraiment vivant, qui ne ressente rien encore blablabla..... cela reste un petit enfant sans défence à qui on enlève le droit de vivre.
Rédigé par : Chel | 10 mar 2010 20:02:57
Je crois que dans le cas d'un viole on ne peux pas dire qu'elle devrait le garder..
Imaginer vous la jeune femme qui a été violer et qui maintenant est obliger de garder un enfant quelle n'a même pas choisi de le faire venir au monde. Je crois que chaque femme a le droit a son choix. J'ai plusieurs exemple de gens que je connais dont leur mère sont des droguées ou que leurs parents son alcoolique..Si tu n'es pas capable d'élever ou tu n'es pas en mesure de le faire je crois que c'est un choix personnel. Je vois tant de mère qui on gardé l'enfant mais qui ne s'en occupe même pas ou le font pas de la bonne façon. J'ai vue une mère qui a laissé la garde à une connaissance dans un dépanneur pour aller chercher de la drogue ou de l'alcool et vous penser que c'était un bon choix de gâcher la vie de cette enfant? Je crois que personne est en mesure de juger qui que se soit parce qu'on ne la pas vécu nous même. C'est certainement pas un meurtre. Oui il faut prendre des précautions oui il y en a qui s'en servent comme un moyen de se débarrasser de leur irresponsabilité mais il y a des gens tout à fait normaux qui n'ont pas les moyens et la maturité pour élever un enfant soit en couple toute seule ou autre raison personnelles, mais cela reste un chois a l'individu.
Rédigé par : Caroline | 10 mar 2010 21:24:17
C'est facile de juger lorsqu'on est pas dans la situation...Moi j'ai vécu un avortement et je l'ai fait pour le bien du petit et de ma famille. J'avais déjà deux enfants et lors de ma troisième grossesse je suis tombée malade, très malade. Une maladie mentale m'a affectée au plus au point et j'ai dû prendre des médicaments qui risquaient des dommages à l'enfant. Je ne voulais pas lui causer du tord. De plus, je ne voulais pas devoir mettre de côté mes deux autres enfants pour m'occuper d'un enfant handicapé ou très malade. Je ne suis pas pour l'avortement comme méthode contraceptive mais il faut regarder cas par cas avant de juger. Je n'ai aucune réticence à en parler parce que je sais que je l'ai fait par amour et en toute connaissance de cause. Aujourd'hui j'y pense encore et je regrette cette maladie mais je ne regrette pas mon geste...je peux me soigner sans nuire à la santé de personne!
Rédigé par : Phil | 10 mar 2010 21:36:59
Çà prend un village pour élever un enfant...
Si on est pas d'accord avec l'avortement, soyons d'accord pour aider financièrement les familles avec les programmes de prestations fiscales.
Rédigé par : Philippe | 10 mar 2010 23:51:10
Derrière le sourire peut se cacher une immense peine. Le rire peut simplement être une façon de ne pas trop souffrir. Dans le contexte d'un avortement, la joie est inconcevable.
Rédigé par : David | 11 mar 2010 08:54:03
L'avortement n'est pas un moyen de contraception mais n'est pas un meurtre !!! Un fétus dans les premières semaine de sa vie n'a pas de cerveau, pas d'émotion, pas de réaction et ne ressemble pas à un humain donc ce n'est pas un meurtre. Un meurtre serait de tuer un fétus agé de 5-6 mois qui bouge et donne des coups.
Rédigé par : OG | 11 mar 2010 12:15:44
Sans vouloir offenser personne, il n'y a pas de définition absolue du moment où l'on devient une personne. Vous seriez surpris de la diversité des réponses qui existent à cette question. On a beau croire chacun à notre conception de l'émergence de la personne, il faut se souvenir que ça n'est pas si simple que seule notre conception a du sens - encore que plusieurs n'ont pas tant de sens. De grâce, arrêtez de crier au meurtre comme si vous aviez absolument raison et sans apporter aucun argument. Plusieurs ici disent que c'est une personne sans dire ce qui lui donne ce statut et qui mérite qu'on l'aie sans le vouloir. C'est complètement hermétique, quelqu'un qui ne partage pas votre point de vue ne peut rien y comprendre à part que vous n'êtes pas d'accord, que vous ne le respectez pas et que vous voulez le restreindre dans un domaine extrêmement personnel.
Rédigé par : Michelle | 11 mar 2010 13:24:08
À David, je ne vois pas la différence entre éliminer un fétus qui dans les premières semaines alors qu'il n'a pas de cerveau et le faire à 5-6 mois ... puisque le fétus de quelques semaines en serait arrivé à 5-6 mois un jour ou l'autre puis par devenir un être à part entière. Pour moi, cela revient au même, on parle d'éliminer ce qui devait devenir éventuellement un être humain. En ce qui concerne la question du choix personnel à l'avortement, on parle quand même du droit de vie ou de mort et non d'un choix de vie banal comme d'avoir une voiture ou d'utiliser le transport en commun!
Peut-importe l'opinion de tous et chacun, je crois que la meilleur solution reste la prévention par le protection! Vive le condom!
Rédigé par : David | 11 mar 2010 14:55:58
À Michelle
Je comprend ton point de vue et je suis daccord avec toi que la meilleure solution est la protection mais, selon moi, ne peut parler de meurtre que lorsqu'il y a un soupcon de personalité, de vigeur et de ressemblance. Un fétus, dans les première semaine, n'a rien à voir avec un être humain alors que agé de plusieur mois, est pratiquement un humain. Ceci étant dit, je suis un homme donc je ne sais pas comment les femmes voit la chose et je croit que cela est un choix personnelle car un enfant doit être élevé dans un endroit sain et que plusieur parent aurait été mieu de se faire avorter plutot que d'avoir un enfant dans leur condition. Ca prend un permis pour aller à la pèche alors que nimpote quel idiot peut faire un enfant. Donc à moin que ce ne soit que par caprice, je croit que l'avortement est une bonne chose.
Rédigé par : OG | 11 mar 2010 16:12:13
À Michelle; Je crois que David référait à la vision qu'il n'est pas "mal" d'avorter puisqu'on ne cause pas de souffrance ou de préjudice à un être en mesure d'apprécier (au sens très très large) sa propre vie. Ce à quoi vous répliquez "oui, mais un jour, IL aurait pu le faire". Justement, je crois que David ne croit pas à ce "IL" avant que le foetus ne possède une ressemblance visuelle avec l'humain ainsi qu'un cerveau qui possède un certain niveau d'activité. De même, je suppose qu'il ne partage pas cette idée que le fait de pouvoir devenir quelque chose est synonyme d'être cette même chose. Idée que vous devez tout de même partager à un certain degré puisque vous valorisez la contraception: en effet, combien d'autres enfants auraient pu exister si ce n'était de la contraception...? Il faut qu'en quelque part vous croyiez que le pouvoir d'un ovule ou d'un spermatozoïde de se développer en être humain n'en fait pas un être humain et que le fait d'utiliser la contraception n'est pas une façon égoïste de décider de la vie ou de la mort d'un autre être humain.