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Vie sexuelle

09/03/2010

Se faire avorter... et sourire

Avortement

Depuis mardi, 2000 affiches publicitaires contre l’avortement sont placardées dans les métros à New York, dans presque toutes les stations, et soulèvent déjà la controverse.

Le slogan de la campagne massive: «Je croyais que la vie serait comme avant» est accompagné d'une femme à l'air sérieux. Ou encore «Je me demande souvent si j’aurais pu faire quelque chose pour l’aider». Et on voit un homme à côté.

On peut être pour ou contre l’avortement, reste qu’il s’agit d’un choix très personnel. Et les conséquences d’un avortement sont bien différentes d’une femme à l’autre.

Comme le dit Tracy Clark-Flory de Salon, affirmer sans aucun doute qu’un avortement change, dans tous les cas, la vie d’une femme est un mensonge. Par contre, affirmer que la maternité, qu’avoir un enfant change la vie d’une femme, là on se rapproche de la vérité.

Une de mes amies, qui était dans la vingtaine, avait décidé de se faire avorter. Elle avait un boulot assez stable et était en couple. Elle avait bien réfléchi, seule et avec son partenaire, et elle voulait interrompre sa grossesse, pour des raisons personnelles dont je ne parlerai pas ici.

Son copain l'a accompagnée à la clinique. Il n'a pu la voir seulement dans la chambre d’éveil, après l'intervention médicale. Elle était alors allongée sur un lit, des rideaux blancs tirés de chaque côté. Elle souriait.

Elle était de bonne humeur, «soulagée», m’a-t-elle dit. Elle riait avec son amoureux. Derrière chaque rideau, il y avait d’autres lits. Elle ne pouvait voir les filles à côté, mais elle les entendait pleurer… Comme je disais, chaque réaction est différente.

Alors, mon amie s’est demandé si elle était normale, elle, de rire. Elle était convaincue qu’il fallait qu’elle pleure, qu’elle soit triste. Comme si elle n’avait pas le droit d’être contente à ce moment-là quand d’autres, dans la même situation, pleurent.

À tel point qu’elle est allée voir l’infirmière et lui a demandé : « Je ne pleure pas, je ne suis pas triste, je suis contente et je ris. Peut-être que je ne suis pas normale. Pourquoi moi je ne pleure pas?» L’infirmière l’a regardée, lui a souri et lui a dit : «C’est parce que vous savez que vous avez pris la bonne décision». Une décision qu’elle n’a d'ailleurs jamais regrettée.

Aujourd’hui, mon amie est toujours avec le même amoureux et elle est enceinte. C’était son choix. C’était leur choix ensemble. Après son avortement, oui sa vie a changé, mais pour le mieux.

Par contre, personne d’autre n’est au courant de son avortement, mis à part son conjoint et moi. Si elle se considère chanceuse d’avoir bien vécu son avortement, même aujourd'hui, elle n’a pas envie d’en parler à ses amis, pourtant ouverts d’esprit, ni à sa famille. Parce qu’elle sait qu’on va la juger. Qu’elle sera étiquetée et vue comme «une fille qui s’est fait avorter».

Comme quoi en 2010, au Québec, l’avortement est encore un sujet très tabou...

Selon statistiques Canada, au Québec, en 2005, 29 259 avortements provoqués ont été effectués contre 96 815 au Canada. La majorité des femmes se font avorter dans la vingtaine.

Photo tirée du site Abortion Changes You l'organisme qui a lancé la campagne
 

26/02/2010

Combien de fois faut-il faire l’amour ?

Couple-panne-desir


Au début de leur relation, la plupart des couples font l’amour très régulièrement, mais avec les années, la fréquence a tendance à diminuer.

Même s’il n’y a pas de règle générale, des experts s’entendent pour dire qu’il faudrait passer à l’acte au moins une fois par semaine. Un minimum pour conserver une intimité dans le couple.

Car c’est ce qui permet de garder le couple soudé, affirme la psychothérapeute, Tina Tessina, au Magazine More. Elle ajoute que la sexualité dans le couple permet de renforcer la chimie entre les partenaires. «Vous vous sentirez beaucoup plus heureux l’un avec l’autre et plus attentionnés si vous avez régulièrement des relations sexuelles», dit-elle.

Aux États-Unis, la majorité des couples mariés auraient 58 relations sexuelles par an, soit un peu plus d’une fois par semaine, selon les données du General Social Survey.

«Les couples heureux ont plus de sexe et plus un couple a des relations sexuelles, plus il est heureux», a affirmé au New York Times Denise A. Donnelly à la suite de ses recherches sur les couples qui n’ont plus de vie sexuelle.

Tout dépend aussi des besoins de chaque personne dans le couple. Certains sont parfaitement heureux de faire l’amour une fois par mois ou par trois mois. Si les deux partenaires sont satisfaits de leur vie sexuelle et qu’ils sont heureux dans leur vie amoureuse, alors n’y a pas besoin de rajuster le tir. Le problème, c’est lorsqu’un des deux éprouve de la frustration…

Et lors de périodes stressantes ou tumultueuses, le sexe se retrouve souvent au bas de la liste des priorités, ce qui est normal dans de telles circonstances.

Toutefois, s’il n’y a eu aucune relation sexuelle durant plusieurs mois, voire plusieurs années, il risque d’être difficile de rajuster la situation, même en faisant appel à la thérapie.

Selon le magazine Newsweek, 15 à 20 % des couples se retrouvent dans un mariage où le sexe est inexistant. Et le New York Times rapporte que près de 15% des couples mariés n’ont pas profité d’ébats amoureux lors des six derniers mois ou de la dernière année. Les couples mariés, âgés de moins de 30 ans, eux, ont en moyenne 111 relations sexuelles par an.

Après plusieurs années, voire décennies, il est plutôt normal de constater une baisse des activités sous la couette, mais certains facteurs sont à surveiller. En voici trois, proposés par Tina Tessina, auteure de Money, Sex and Kids: Stop fighting about the three things that can ruin your marriage, au Magazine More :

1-  Un partenaire frustré de voir ses avances au lit régulièrement refusées.
2-  L’un des partenaires est trop occupés et néglige l’autre
3-  Problème de communication

Judith Steinhart, sexologue à New York, ajoute : «Des problèmes dans le couple comme un manque de confiance, de l’anxiété, des problèmes financiers, des malentendus, de la pression des enfants, tout cela peut avoir un impact sur la vie sexuelle du couple».

Les experts s’entendent d'ailleurs pour dire qu’après plusieurs années, il faut faire des efforts pour entretenir sa vie sexuelle, car ça ne se fera pas tout seul. Briser la routine, partir en voyage, parler de ses désirs, communiquer, sont quelques astuces à garder en tête. 

Et la question demeure: est-ce le manque de sexe dans une relation qui fait surgir d’autres problèmes à la surface ou est-ce les autres problèmes qui freinent les élans sexuels ?

23/02/2010

La trouvaille de la semaine: le sexe et l’hypnose

Alors là, je ne pensais pas que ça pouvait exister. Et je peux encore moins croire que des gens dépensent leur argent pour ce genre de «gadget».

Mais saviez-vous qu'on vend des CD et  MP3 d’hypnose pour avoir de plus gros seins, pour apprendre à aimer le sexe oral, connaître l’orgasme, garder une érection plus longtemps, aimer faire l'amour, trouver l'homme idéal ? Et la liste est encore longue.

Victoria Gallagher pratique l’auto-hypnose depuis 1986, elle offre ses services à travers Hyptalk.com depuis 1999.


Voici quelques articles vendus sur Hyptalk.com. Qu'est-ce qu'on n'inventerait pas pour faire de l'argent !

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Via Sexactu

18/02/2010

Les blondes pour le sexe, mais les brunes pour la vie

Blonds


On dit que les hommes préfèrent les blondes mais épousent les brunes. Eh bien, ce dicton semble empreint d’une certaine vérité…

Selon une nouvelle étude britannique, menée auprès de 1500 hommes, les blondes seraient plus coquines et aventureuses au lit. Mais les hommes ne leur font pas confiance.

 36% des hommes considèrent que les blondes sont plus amusantes et audacieuses au lit, indique l’étude. Alors que 31% d'entre eux perçoivent les brunes de la même façon.

Mais lorsqu’il est question de bâtir une relation,  ils estiment qu’une brune est une meilleure partenaire. Soixante pour cent ont affirmé que les brunes sont plus fidèles et loyales et 61% ont avoué qu’ils marieraient une brune plutôt qu’une blonde.

Côté conversation, les brunes l’emportent avec 63% des hommes qui trouvent qu’elles sont capables de mener une conversation plus intéressante que les blondes.

Si 34% des hommes ont répondu qu’ils aimaient bien voir une chevelure blonde, 42% ont avoué trouver les brunes plus sexy.

Et ce n’est pas tout ! La moitié des hommes interrogés estiment que les brunes embrassent mieux que les blondes et sont plus sensuelles.

Ils considèrent aussi que les brunes sont plus maternelles et rendraient les hommes plus heureux.

Le sondage a été réalisé pour le compte des accessoires érotiques Philips Sensual Massagers.

«Les blondes ont toujours eu la réputation de donner plus de plaisir et d’être plus coquines et aventurières. Il semble que cette perception cela s’applique aussi lorsqu’il est question de relation», a confié Karen Moore, porte-parole de l’entreprise.  

«Il est intéressant de voir que même si les hommes sont sexuellement plus attirés envers les blondes, ils voient les brunes comme des femmes plus passionnées», ajoute-t-elle. 

Et vous ? Blondes, brunes, rousses, avez-vous une préférence ?

13/02/2010

Bruyants au lit ? Les voisins tolèrent !


Couple Même si vous habitez en appartement, ne vous gênez pas pour vous laisser-aller lors de vos ébats amoureux, surtout lors de ce week-end de la Saint-Valentin…  Vos voisins ne porteront pas plainte !

Brickunderground.com, un site d’information pour les propriétaires à New York, a publié vendredi les résultats d’un sondage sur la sexualité bruyante des voisins.

Selon l’enquête, menée auprès de 407 personnes, deux Newyorkais sur trois qui habitent en appartement entendent leurs voisins faire l’amour.

Plus de la moitié d’entre eux aurait toutefois préféré ne pas avoir été témoin de ces élans amoureux. Malgré cela, pratiquement personne ne se plaint. Seuls 14 % ont confronté leurs voisins sur leurs gémissements et autres bruits sexuels. 

Peut-être parce que certains apprécient tout de même l’expérience… Selon l’enquête, 16% des répondants ont avoué être excités par les bruits qu’ils entendaient alors que 19% ont admis être jaloux. Il y a des cas tout de même où les voisins n’ont pas d’autre choix que de porter plainte.

À New York, il n’existe pas de catégorie administrative pour enregistrer spécifiquement les plaintes liées à la sexualité des voisins. Mais en 2009, 35 274 plaintes ont été enregistrées pour des bruits de «martèlement» et de «cognement» entendus chez les voisins, et près de 7000 autres plaintes pour des voisins qui «parlent fort», rapporte le New York Post.

Reste que le lendemain matin, il y a toujours une petite gêne lorsqu’on croise son voisin…

Et vous? Pensez-vous à vos voisins lors de vos ébats sous la couette
? 

11/02/2010

Quand un couple se touche devant vous

Oreille L’autre jour, j’ai invité mon amie et son copain à souper chez moi. Mon amoureux n'était pas là, nous étions donc trois. Dans la cuisine (assez petite), mon amie s’est mise à préparer la salade.

Pendant que nous discutions debout, dans la cuisine, son copain a regardé le joli petit derrière de mon amie, qui était dos à nous. (Il faut dire qu'elle a effectivement un beau petit postérieur !)

Puis, il s’est approché d’elle et commencé à caresser son entre-jambe. D’abord sur ses pantalons, ensuite en mettant sa main sous les pantalons de mon amie...

Tout ceci, alors que j’étais à un mètre d’eux, ne sachant pas trop quoi faire, ou regarder ou quoi dire.

Je priais quand même intérieurement pour ne pas qu’il baisse les pantalons de mon amie et passe à l’action sous mes yeux !

Après quelques caresses érotiques, mon amie lui a lancé un gentil : «Mais ça me gêne !»

Après quoi son copain a retiré sa main des culottes de mon amie en lui disant : «Hmm tu as bien fait ça.»

Et mon amie a continué à préparer la salade, pendant que son copain a continué à me parler. Et j’ai essayé de faire comme si tout ceci ne venait pas de se passer dans ma cuisine, à quelques centimètres de moi.

Je n’ai rien contre les couples qui s’embrassent, se caressent en public. Pourquoi s’empêcher de montrer son affection à l’être aimé ?

Mais jusqu’où peut-on aller ? Si mon amie s’était fait ploter sur mon balcon pendant que j’étais à l’intérieur, j’aurais vaguement vu quelque chose, et ça m’aurait probablement fait sourire.

Si on avait été 15 personnes chez moi, je n’aurais probablement pas remarqué. Et j’aurais sûrement rit lorsqu’elle m’aurait raconté la scène après coup. Mais là, j'étais vraiment mal à l'aise. 

Lorsqu’un couple se retrouve carrément seul avec une tierce personne à l’occasion d’un souper, café ou autre, et ne se cache pas pour se jouer sous la ceinture, n’y a-t-il pas un manque de respect là ?

Si le désir pour l’autre est si grand, pourquoi ne pas avoir profité d’une partie de jambe en l’air en privé avant d’arriver chez ses amis ou ailleurs ?

Dans un cas où il s'agit d'un couple ouvert, c'est évidemment autre chose et la question n'est plus la même.

Alors, quelles sont les caresses qui passent en public? Où est la limite? À mon avis, il n’y en a pas vraiment. Il faut juste savoir utiliser son gros bon sens. Et ce soir-là, mes amis en ont manqué.

08/02/2010

Un resto encourage le sexe dans ses toilettes

Resto


Le restaurant Mildred'sTemple Kitchen, à Toronto, invite ses clients à utiliser ses toilettes pour mieux profiter des plaisirs de la chair, à l’occasion de la St-Valentin.

Du 12 au 15 février, les quatre salles de bains individuelles du restaurant seront donc aménagées pour que les couples se laissent aller à des plaisirs coquins…

Les clients ont reçu un courriel les invitant à mettre du piquant dans leur vie : «Avez-vous pensé à aller plus loin que la chambre à coucher ?». 

Les propriétaires du restaurant estiment que leurs toilettes figurent parmi les «101 endroits à faire l’amour avant de mourir».

La co-propriétaire, Donna Dooher, a confié au Toronto Star «qu’il y a toujours eu des rendez-vous coquins dans ces toilettes. Avec le week-end de la Saint-Valentin, on est allé plus loin».

Côté hygiène, selon un gérant interrogé par le National Post, une employée sera assignée pour que tout se déroule bien et que les salles de bains restent propres.

Temple Par contre, le restaurant ne fournira pas de préservatifs, les clients devront donc penser à en amener...

Une telle offre est-elle légale ? Eh bien, selon le Toronto's Public Health food safety, le restaurant n’enfreint aucune loi, en autant qu’il n’y ait pas de relations sexuelles dans la cuisine et que les toilettes demeurent propres.

Que pensez-vous d’une telle idée? Originale? Audacieuse? Trop osée? Stratégie marketing? Profiteriez-vous de cette offre?

Faire l’amour dans les toilettes publiques est un fantasme pour bien des gens. Un fantasme qui devient parfois réalité pour de nombreux couples. Mais si les couples font la file pour passer à l’acte dans les toilettes, est-ce que ça n’enlève pas tout le piquant et l’intérêt pour la chose ? 

Note: pour le brunch de la St-Valentin, Mildred'sTemple Kitchen remplacera ses chaises.. par des lits.  Les clients recevront donc leurs petits déjeuners au lit !

(Photo: le Toronto Star. Une serveuse du Mildred's dans une des salles de bains où les clients seront incités à avoir des relations sexuelles)

04/02/2010

Espionner les ébats d'un couple

Femme sexy



J'ai passé mes dernières vacances d'été en Corse. Une superbe île ! Une des journées, alors que mon amoureux et moi nous baladions dans les rues, sous un soleil éblouissant, on s’est arrêté devant un hôtel luxueux, juché sur une petite rue discrète.

Piqués de curiosité, on a fait le tour de l’établissement. Près de l’hôtel, on s’est arrêté devant des orangers et des citronniers. Chaque chambre, munie d’un joli balcon, avait une vue sur ces arbres qui nous paraissaient bien exotiques.

Alors qu’on était en train de contempler les lieux et de se demander si nous pouvions manger ces fruits, on a entendu les gémissements d’une femme : «ooouuuhhh ! ahhhhh!».

On se regarde, on lève la tête. On ne voit rien, ni personne. Les gémissements et les soupirs continuent. Visiblement, un couple profite des plaisirs de la chair, les portes de la chambre bien ouvertes.

- «Ça vient de la chambre au deuxième balcon de l’hôtel», me pointe mon amoureux, voyant que je cherche du regard la provenance des cris.

Ce balcon de l’hôtel, à quelques mètres de nous, était à peine plus haut qu’un mètre. Le couple avait donc laissé les portes du balcon grandes ouvertes.

Quelques secondes plus tard, on entend à nouveau les gémissements de la femme, puis celui de l’homme, puis les deux ensemble.

Au lieu de nous éloigner, on est resté planté là.

- «Est-ce que tu les vois ?» demande-je, à mon copain, en faisant semblant de contempler les orangers.

Je voulais des détails, la situation était trop croustillante ! Mais je n’avais pas assez de «couilles» pour lever la tête et regarder par la fenêtre qui n’était pas très loin et pas très haute.  

- «T’es gênée de regarder hein ?», me taquine mon copain.

- «Ouiii ! Allez, regarde-toi», lui demande-je gentiment, avec le sourire.

- «Bon, bon. Ah oui, je les vois… ils sont en train de le faire doggy style sur le lit !» me chuchota mon amoureux.

- «Hein !! Noooon !!!» (je faisait toujours semblant de regarder les orangers)

Mais cela en était assez pour faire partir mon imagination. J’imaginais une superbe femme avec de longs cheveux noirs, la peau basanée, un homme avec des cheveux noirs, mi-longs, bronzé aussi.

- «Tu les vois encore ?» demande-je à mon copain De quoi ont-ils l’air ? My God, tu penses qu’ils nous entendent ?» continuais-je, sans lui laisser le temps de répondre à la première question. Il  s’amusait d’ailleurs de me voir si fébrile.

- «Si on les entend, c’est qu’ils nous entendent aussi, non ?» me répondit-il, toujours amusé.

- «Ah oui, c’est vrai ça. Chhhhut ! On va parler moins fort, mais on reste près des arbres.» (Je ne sais pas pourquoi mais les arbres étaient devenus mes objets d’espionnage !)

-  Ils t’ont vu les regarder?»

- «Je ne suis pas sûr, je pense que le gars m’a vu».

-«Noooon !!»

Alors qu’on riait, j’ai levé la tête pour tenter de regarder par la fenêtre. Les ébats semblaient terminés. Et je n’ai rien vu. Le couple avait visiblement changé de pièce.

- «Ah ! J’ai tout manqué. Alors, ils avaient l’air de quoi ?», demandais-je à nouveau en me retournant vers mon copain.

- «Eh bien, le gars était grisonnant, un peu chauve, dans la cinquantaine ou soixantaine et la femme aussi dans la cinquantaine, blonde, cheveux très courts.»

- ……

- «Ben quoi ?»

- «C’est pas ce que j’avais imaginé !»

Bon. Là je vous passe les détails de la suite de la conversation.

Mais notre petite aventure m’a quand même fait réaliser que, pas une seconde, je me suis dis que le couple qu’on entendait pouvait être un couple de 50 ou 60 ans. Voire plus.  Même si, par après, j’ai trouvé que c’était bien encourageant !

Automatiquement, j’ai imaginé des jeunes dans la vingtaine ou trentaine.

Peut-être parce qu’on ne parle pas assez de la sexualité des baby-boomers. Ou si on en parle, c’est dans des magazines spécialisés qui s’adressent aux baby-boomers ou encore aux personnes âgées.

Voici d’ailleurs un extrait du Petit Guide de la sexualité épanouie, publié aux éditions Tabou :

«Nos cultures obsédées par la jeunesse traitent souvent le sexe comme le domaine réservé des gens jeunes, beaux et dans le coup. La réalité, c’est que non seulement les gens plus âgés méritent une vie sexuelle, mais qu’en plus, ils ont la plupart du temps une sexualité beaucoup plus intéressante que lorsqu’ils étaient jeunes».

Les recherches démontrent aussi que les seniors tiennent à leur vie sexuelle et à l’épanouissement de celle-ci.


Selon une récente étude américaine, publiée dans le Journal of Sexual Medicine, deux américains sur trois, entre 75 et 85 ans, avaient une vie sexuelle active au court de l’année précédente. Chez les femmes du même groupe d’âge, c’est près de la moitié d’entres elles qui continuent à avoir du plaisir sous la couette. L’étude a été réalisée auprès de 3000 personnes.

Évidemment, être en santé physique et mentale, et être en couple, sont des critères qui permettent de faire durer sa vie sexuelle.

Par ailleurs, des chercheurs suédois ont révélé que les hommes et femmes âgées de 70 ans avaient une vie sexuelle plus active que ceux qui avaient le même âge, il y a 30 ans.

C’est peut-être bien une preuve que le plaisir croît effectivement avec l’usage ! Alors pourquoi ne pas en profiter le plus longtemps possible?

25/01/2010

Attirer le public avec le sexe

Sextett
(Photo Sextett, Espace Go)

J’aime beaucoup aller au théâtre. Je suis toujours à la recherche d’une bonne pièce. Quand j'ai lu que la pièce Sextett, à l’Espace Go, se présentait comme une «comédie érotique déjantée à langage explicite», classée 18 ans et plus, je me suis dit que ça valait certainement la peine d’aller voir de quoi il s'agissait.

D’autant plus que la promotion médiatique autour de Sextett était difficile à manquer : entrevue à Christiane Charette à Radio-Canada, manchette du journal Voir, plusieurs articles dans La Presse, etc.

La pièce, signée Remi de Vos, a été présentée à Paris et met en vedette, entre autres, Anne-Marie Cadieux et Maria de Medeiros, actrice portugaise qu’on a pu voir dans Pulp Fiction. Des médias en France ont d’ailleurs encensé la pièce.

Quand j’ai dit à mon amoureux qu'on allait voir une pièce érotique, il n’en fallait pas plus pour éveiller sa curiosité.

On arrive donc dans la salle, bondée de monde. La majorité des gens avait entre 20 et 40 ans, ce qui est beaucoup plus jeune que la moyenne générale au théâtre. La pièce dure 1h15, sans entracte.

On s’attendait à voir un minimum d’érotisme…. Quelle déception !

Il n’y avait absolument rien, mais vraiment rien, pour qualifier la pièce d’érotique et encore moins pour la classer 18 ans et plus. Ça ne valait même pas un 13 ans et plus !

Rapidement, l’histoire : Simon revient des funérailles de sa mère. Sa collègue, Claire, est attirée par lui, une des ses voisines lesbiennes veut coucher avec lui, une femme complètement refaite à la chirurgie esthétique, avec d’énormes seins, lui demande constamment « quand est-ce qu’on baise ?», et une chienne personnifiée par une femme, (avec masque de chien) se donne à une genre de scène de zoophilie avec Simon (moment étrange d’ailleurs).

Côté humour, on rit à quelques reprises. L'histoire ? On ne la suit pas vraiment. On nage dans l'absurde. Dans une atmosphère où on a voulu mêler homosexualité, désir, zoophilie, mort, transsexuels, avec des chansons en allemand, arabe et italien. 

Les seules références sexuelles dans la pièce sont des paroles banales du genre:  «On baise» ou «fais-moi l’amour», et une évocation à la zoophilie. On est donc très loin de la comédie érotique!

Bref, le résultat n’est pas très réussi. Lors des applaudissements à la fin, personne ne s’est levé, même si les acteurs sont revenus saluer le public à trois ou quatre reprises. Malaise.

Clairement, on a voulu utiliser le sexe dans la promo pour attirer le public. Et ça a marché. Le public a été intrigué et les billets se sont vendus. Moi aussi je me suis fait prendre, en me disant que ce n’est pas tous les jours qu’on peut aller voir une pièce qui se dit érotique. Mais o
n sort de là en se disant: «je me suis fait avoir».

Et c’est surtout ça qui m’a énervée !

Mon chum aussi a été déçu. Alors pour rattraper le tout, (la soirée était encore jeune !) je me suis dit que j’allais faire le contraire. Trouver un film qui n’avait pas profité d’une grosse machine médiatique et d’une méga promotion, mais qui s’avèrerait drôle et érotique.

Et j’ai trouvé le film parfait à louer: Young people fucking. Un film canadien, produit à Toronto, sorti en 2008.


Je l’avais vu au cinéma (mais copain ne l’avait pas vu) et je souviens de m'être dit : «Bon, ils mettent un tel titre pour attirer le public». Peut-être. Sûrement. N'empêche que j’avais été agréablement surprise : le film est drôle, original, punché, et on aborde la sexualité de façon intéressante à travers plusieurs couples. On passe un bon moment et c’est l’essentiel ! Surtout pour rattraper une pièce manquée !

Voici deux extraits du films:


 


 

18/01/2010

Le Kama Sutra de la grossesse

Enceinte


Ce n’est pas parce qu’on est enceinte qu’on doit se priver de sexe ! Et ce n’est pas non plus parce qu’on a énorme ventre, que l’on bouge difficilement, que l’on doit faire une croix sur sa sexualité durant ces mois. (Sauf évidemment sur indication contraire du médecin)

Voici quelques trucs
 qui montrent comment on peut se laisser aller à plusieurs positions, même avec un bedon.

Par exemple, assise sur votre partenaire, mais dos à lui.
Ou encore «au pied du lit»,  une position qui serait idéale en fin de grossesse. Et pourquoi pas, sur une chaise solide, face à face ?

Et vous ? Quels positions ou lieux suggèreriez-vous lors d’une grossesse ?

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Nadielle KutluNadielle Kutlu

Après des études en sciences politiques à Montréal et en France, un passage à l’ONU en Suisse et une maîtrise à l’Université Concordia, Nadielle Kutlu plonge dans le fabuleux monde du journalisme, notamment pendant 3 ans à La Presse. À travers ses reportages, une réalité lui saute rapidement aux yeux : le sexe mène le monde et le monde aime le sexe! Pour satisfaire sa curiosité (et la vôtre!), elle se penche sur ce sujet qui fascine hommes et femmes de tous les âges et de tous les milieux. Elle ose là où d’autres s’abstiennent, elle pose des questions là où d’autres se taisent, elle ouvre les yeux là où d’autres les ferment. Vous pensiez tout savoir sur la sexualité? Hum…!


Avertissement

Pour chaque billet, nous limiterons l’affichage des réactions aux 20 commentaires les plus pertinents. Que vous soyez en accord ou en désaccord avec l’auteure, nous publierons vos propos dans les 24 heures s’ils portent sur le sujet traité et s’ils sont respectueux et honnêtes.

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